N°122 / Les émotions

Etymologiquement, l’émotion c’est du mouvement, ça touche et ça fait changer. Les morts ne bougent plus beaucoup et ne sont émus par rien,

ni le froid, ni le chaud, ni la haine, ni l’amour, ils ignorent la peur et ne sont plus en colère.
Il faut être affecté par les choses et les gens pour comprendre vraiment. Les spéculations rationnelles désaffectivées servent sans doute à jouer aux jeux de stratégie, mais pas à travailler avec des enfants très vivants.

Pourtant les larmes et les cris monopolisent le jugement du travail. L’absolutisme de l’émotion tarit le débat et réduit l’analyse du travail à un éternel ressassement psychologique. La difficulté c’est bien de faire quelque chose de ce que cela nous fait.