N°120 / Documenter son travail

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Documenter, ce n’est pas archiver pour des lendemains lointains et curieux, ce n’est pas non plus entasser des preuves pour se protéger ou pour lutter contre l’amnésie. Ce serait plutôt garder une trace de ce que l’on fait.

Ces traces systématiques pourraient défaire le travail anesthésiant des banalités quotidiennes, elles pourraient donner de la valeur, donner à voir et à réfléchir. Reprendre ce que l’on a fait, ce que l’on n’a pas fait, ce que l’on voulait faire et ce que l’on a obtenu, pour le soumettre à la critique féconde d’un collectif de travail. Observer, faire et documenter deviendraient ainsi les étais d’une nouvelle production de savoir.