N° 135 / L’espace aménagé, en identifiant les besoins psychomoteurs des bébés

L’intention de cet article[1] est de proposer quelques repères pour l’aménagement d’une salle de vie de bébés en regard de leurs besoins psychomoteurs, de mouvement, de sécurité émotionnelle et d’exploration.

Le développement est sous l’influence du milieu dans lequel nous évoluons. Ajuster l’environnement de la crèche pour accueillir et accompagner, dès la rentrée d’août, des tout-petits, des crapahuteurs et des marcheurs dans un même espace, demande une attention à cette grande variété d’acquisitions posturales. En soignant la période sensible du processus de redressement du corps dans la verticalité, on soutient la construction de l’axe corporel et de la confiance en soi. « Le sentiment de sécurité nous est donné par le corps propre. »[2] Un bébé installé dans un environnement adapté à son niveau de développement est un bébé disponible qui vaque à ses occupations dans une belle qualité d’intériorité. Il doit se sentir protégé, intérieurement en sécurité dans un espace stable et prévisible pour pouvoir créer son jeu autonome.

Profondément dépendant, le bébé capte la qualité de disponibilité des adultes et recherche avec beaucoup de vigilance un lien stable et solide sur lequel il puisse compter pour se poser, se réfugier et se sécuriser. Les professionnel·le·s, attentifs·ves aux signes d’inconfort, ajustent constamment leurs interventions. Est-il propre ? A-t-il faim ? Est-il fatigué ? Sont les questions centrales du cahier de route. Est-il confortable ? (trop tendu) a-t-il besoin de réconfort ? (trop seul, trop dans l’ennui) devraient impérativement y être ajouté ! C’est un travail exigeant, fatiguant et souvent mis en difficulté par la réalité institutionnelle[3]. Un aménagement peut nourrir le sentiment de sécurité et encourager l’initiative et l’autonomie des bébés. La crèche fait partie des ports d’attache qui accompagnent la « prime enfance »[4]. C’est une importante responsabilité ! Comment proposer un holding institutionnel adapté, dès la fin du congé maternité ?[5] « Le petit enfant n’est pas un adulte miniature. »[6] Il traite le monde avec un cerveau immature, essentiellement émotionnel qui n’a pas les mêmes capacités de penser qu’un adulte. Il est sujet à beaucoup de peurs irrationnelles tant que sa capacité de représentation ne vient pas lui assurer une certaine continuité dans les événements. « Ce n’est qu’une fois que l’enfant a trouvé les ressources intérieures pour réguler ses peurs qu’il peut explorer la vie. »[7] L’espace devient un outil pour soutenir le besoin de repère et de continuité et peut palier certaines contraintes professionnelles délétères[8] à la construction de ce socle de stabilité sur lequel les bébés devraient pouvoir compter pour grandir.

 

L’espace des tout-petits

A ce moment de son développement le tout-petit se maintient en forme enroulée, sur le dos. Il oriente son regard vers ses mains et produit une grande variété de conduites exploratoires. Apaisé, détendu, concentré, il est attentif aux stimulations de son environnement qui souvent l’arrêtent dans son jeu. Il tourne sa tête et s’oriente en direction des mouvements et des bruits, puis revient à ses « petites affaires ». Il attrape ses pieds, les met à la bouche avec enthousiasme, joue à basculer d’un côté ou l’autre, tranquillement il dépose son poids dans chaque transfert et profite des différentes postures. Il tourne sur le ventre, s’appuie sur ses avant-bras dans un repoussé qui l’érige dans la verticalité. Ancré dans sa symphyse pubienne, les hanches ouvertes, ses plantes de pied se rejoignent un peu en l’air. A pieds nus, il ancre son gros orteil dans le sol pour chercher l’appui qui va le propulser vers l’avant, dans le ramping. Son corps se déploie tout doucement vers un déplacement en controlatéral. Par moments, il revient de lui-même sur le dos ou sur le côté pour continuer ses découvertes.

Pour accueillir les tout-petits, un coin protégé, de préférence dans un angle de la pièce et si possible éloigné des va-et-vient sera préféré. Un endroit calme, dans lequel ils puissent se détendre, se poser et s’orienter vers les différentes stimulations de l’environnement. C’est un espace bien délimité, qui fasse écran[9] et qui protège des déplacements des autres bébés. C’est un lieu qui invite à redescendre naturellement au sol pour s’y poser. Dans cet espace, les tout-petits se rassemblent sur le devant de leur corps (jonctions droite/gauche) et accèdent à l’enroulement actif en attrapant leurs pieds (rassemblement haut/bas). En leur offrant des appuis sous les jambes de manière à les maintenir légèrement surélevées, on encourage ces acquisitions. Au sol, des tapis fermes alternent avec du sol dur pour leur garantir des appuis stables si nécessaires à la construction des rassemblements, des transferts et des repoussés.

Les objets proposés sont faciles à manipuler, ne roulent pas au loin lorsqu’ils sont lâchés et ne font pas mal lorsqu’on les approche du visage. De plus, ils se combinent entre eux, de sorte qu’ils soient intéressants pour tous les bébés accueillis.

Un adulte s’installe aux abords du coin pour que chaque tout-petit puisse « retrouver la proximité physique qui lui permet de réguler son système d’alarme intérieur »[10]. Cet adulte qui sert de repère, ajuste sa posture et son tonus pour soigner un climat favorable aux découvertes et aux explorations[11]. Ce même adulte accueille les parents et récolte les informations nécessaires à la transmission. Le tout-petit est installé au sol, sur le dos dans cet espace préparé à son intention. Le soin donné au corps du bébé en évitant le passage de bras à bras lors de cette transition vient renforcer l’opportunité pour le tout-petit, de prendre appui en lui, à son propre rythme et d’être l’acteur de son installation à la crèche. Cet espace plutôt calme, stabilisé sur la durée de l’année offre des repères de continuité constitutifs de sécurité intérieure. Dans les institutions qui ont systématisé toutes les transitions du quotidien, en déposant, à chaque fois, les bébés dans ce lieu calme, indépendamment de leur développement moteur, l’observation a révélé des bébés qui jouaient plus longuement au sol et qui semblaient mieux réguler les contrastes toniques d’activités-repos. C’est une bonne manière de respecter leur rythme, leur besoin d’isolement et de les initier à la détente. Il est intéressant de garder à proximité les doudous et les lolettes pour spatialiser ces processus de régulation.

 

L’espace des crapahuteurs

Le crapahuteur initie le déplacement en rampant et commence à sortir du coin tout-petits. Sur le ventre, il s’érige dans la verticalité, décolle progressivement son tronc du sol, s’installe sur ses mains et ses genoux et débute le quatre pattes. Il prend de l’assurance dans les positions intermédiaires, joue sur les côtés, se repousse dans la verticalité et accède de lui-même à la position assise. A pieds nus, il stabilise toutes les postures et fortifie sa musculature. Un habillement adapté se révèle indispensable pour qu’il puisse organiser tous les transferts dans l’amplitude des articulations. « Les coordinations qui se déploient en spirales, trouvent leur plénitude en reliant constamment les trois plans de l’espace. »[12] Le crapahuteur construit son corps dans l’espace vertical de manière statique et dynamique. Il développe une première étape dans l’acquisition de la verticalité vers la position assise et devient acteur des éloignements/rapprochements. De lui-même, il redescend régulièrement au sol, se dépose dans des positions moins contraignantes et s’intéresse aux objets.

Pour aménager ce deuxième espace, proposer un coin central relativement proche du coin tout-petits fait de variantes de hauteurs favorisera l’exploration de l’espace vertical. Le crapahuteur aime se déplacer, grimper, se hisser dans toutes les positions. La variété des supports (dur/mou) encourage un ajustement des appuis et contribue à l’affinement des régulations toniques. L’intention étant de renforcer les transferts corporels autour des acquisitions posturales de la position assise, les hauteurs des plans inclinés, escaliers ou meubles bas correspondent à environ trente centimètres. Pour protéger cet espace des marcheurs, une délimitation viendra freiner leurs mouvements et les inviter à s’y déplacer à quatre pattes afin de garantir un déplacement adapté au rythme des crapahuteurs.

Le crapahuteur affectionne une grande variété d’objets qui s’emboîtent, s’encastrent, s’empilent, roulent et se combinent entre eux. Essentiellement sensoriel, il compare et assemble les tailles, poids, volumes, matières, sons. Tout l’intéresse ! Les assortiments originaux fait de variétés de couleurs, de formes, de taille, sont à privilégier. Pour soutenir le jeu parallèle, un support central un peu en hauteur sur lequel des objets sont disposés viendra renforcer les comportements d’imitation. Ainsi, tout en jouant, les bébés crapahuteurs vont continuer à expérimenter les différents transferts corporels et consolider leur verticalité.

La prise de risque initiée par les déplacements du crapahuteur dans l’espace doit trouver du réconfort par une proximité du corps de l’adulte. La visibilité des adultes est non seulement régulatrice de la répartition des bébés dans la salle, mais aussi, « renvoie au besoin fondamental d’attachement à une base de sécurité affective »[13].

Avec l’acquisition de la position assise, la main se libère, les agilités s’affinent. Les chansons à gestes, viendront enrichir l’imitation directe des petites mains qui tapent, secouent, tournent et disparaissent. Le jeu avec l’adulte vient soutenir et socialiser les comportements spontanés d’explorations autour des notions spatiales de dessus/dessous, dedans/dehors, proche/lointain, caché/trouvé que le bébé initie avec son corps et avec les objets. De plus, l’adulte peut proposer de jouer à « Bateau Mamie, Mamie » pour mettre en scène la peur de chuter inhérente à l’acquisition de la position assise et ainsi encourager la recherche de ses propres solutions pour dépasser cette peur.

 

L’espace des marcheurs

En suivant son rythme, le bébé va continuer sa progression dans la verticalité en trouvant des postures de plus en plus distales. Ses surfaces d’appuis se réduisent, passant des genoux aux pieds, initiant la marche de l’ours, le chevalier servant et l’accroupi jusqu’à se retrouver debout. Il s’érige, tel un petit homme dans la gravité et naît à lui-même dans un corps entièrement verticalisé. Stabilisé debout, il s’essaie aux déplacements latéraux avant de s’élancer dans l’espace devant lui. Un pas après l’autre, avec courage il s’ose dans la marche. Consolidant ses équilibres dynamiques, renforçant sa musculature, il va prendre de plus en plus d’assurance et s’élancer dans la course. C’est l’explosion motrice dans toute sa splendeur. Il se déplace partout et transporte les objets d’un endroit à l’autre. Il revient au sol, roule du ventre et sur le dos de plus en plus vite, accélère son quatre pattes, affine encore et encore les agilités acquises, les perfectionnant jusqu’à acquérir des automatismes. D’une motricité fonctionnelle agile et fluide, il accède tout tranquillement à une motricité intégrée et représentée dans l’espace environnant.

Dans la salle de vie, cette explosion motrice invite à penser l’aménagement pour permettre une grande mobilité tout en régulant les déplacements. Un espace dégagé pour expérimenter l’accélération et le freinage du mouvement sur un sol dur et peu encombré sera intéressant pour s’imiter et soutenir les premiers mouvements de socialisation. Un arrangement pour grimper, glisser, se rouler, sauter, chuter, tomber, viendra soutenir les agilités et favoriser les contrastes toniques si nécessaires aux marcheurs. En effet, à partir du moment où ils accèdent à la marche, il est difficile de réguler leurs déplacements incessants. Ils errent collectivement debout dans toute la salle, dans des petits corps tout tendus qu’ils n’arrivent plus à poser et à détendre. L’aménagement de l’espace cherche à proposer de petits espaces de jeux bien délimités pour retenir le matériel et les inciter à se poser pour jouer. Ils aiment remplir et vider toutes sortes de contenants, aligner, assembler, empiler, mettre en équilibre et tout faire tomber. Un environnement et un matériel varié viendront compléter leurs compréhensions des propriétés physiques du monde. Leurs jeux spontanés viennent éprouver la continuité de leurs sensations corporelles et compléter leurs découvertes spatiales des objets, leurs rapports de causalités et d’invariance[14].

Si je cours et tombe, suis-je toujours le même ? Pas sûr ! C’est une transformation spatiale du corps dans la verticalité, rien ne garantit au bébé ce sentiment de continuité corporelle tant qu’il n’a pas construit une représentation stable de lui-même. Si je lance, est-ce toujours présent ? Pas sûr ! C’est une transformation physique de l’objet dans l’espace. Rien ne garantit au bébé que l’objet au loin soit le même que celui qu’il tenait à l’instant. On l’oublie trop souvent, le jeu spontané vient consolider progressivement les invariants et soutenir la construction des représentations. C’est un long processus. Tous les jeunes enfants jouent à construire et détruire, ce sont des jeux de décharge qui soulagent « l’enfant de ses tensions corporelles et de sa contention émotionnelle, en même temps qu’il l’ouvre à une fluidité tonico-émotionnelle le rendant disponible à l’action ». Ce n’est que « plus tard, vers la troisième année », « que l’enfant acquiert la permanence définitive de lui-même et ainsi ne détruit plus sa construction »[15].

Ils gravitent à proximité des adultes et découvrent le monde avec avidité et enthousiasme. Ils alternent entre de petits moments d’autonomie et des moments de jeu partagé. L’adulte s’investit corporellement de sorte à soutenir l’imitation et le plaisir de la découverte. Il régule, par sa présence, les alternances toniques et accompagne ces petits corps à se poser et à se détendre[16]. Il veille aussi à maintenir le jeu des bébés organisés en redisposant régulièrement le matériel.

 

En conclusion

« L’espace est le troisième éducateur des enfants avec la famille et les professionnels »[17] nous rappelle Sylvianne Giampino. Dans le cadre de mon travail, j’ai constaté qu’en améliorant et en stabilisant l’aménagement, les comportements changent. En délimitant les espaces avec une harmonie de couleurs, ont créé des repères et on facilite le rangement. En définissant des places d’adultes à proximité des zones de jeu de sorte à couvrir une vision périphérique les bébés se répartissent mieux dans l’ensemble de la pièce. En décollant les tapis et les meubles des murs et en les disposants en oblique, j’ai observé un agrandissement des espaces. A l’intérieur des coins, les jeux sont mieux investis si les bébés peuvent circuler librement autour d’un centre, et si une quantité suffisante d’objets semblables[18] sont à leur disposition.

L’intention de cet article, de préciser les contours de trois grands domaines d’acquisitions posturales dans le développement psychomoteur des bébés, cherche à étayer la réflexion et enrichir les repères pour penser un environnement qui offre aux bébés accueillis en collectivité plus d’opportunités de trouver leurs propres solutions dans leurs explorations tout en étant soutenus par le regard de l’adulte. Avec l’attention donnée aux besoins d’alternances toniques, on participe à leur disponibilité découvreuse et on soutient leur bien-être, leur agilité et leur concentration.

L’espace bien pensé est un outil qui permet de soutenir une cohérence éducative et une stabilité favorable à la sécurité émotionnelle des bébés. Dans cette période sensible du développement psychomoteur, le calme, la tranquillité, la disponibilité bienveillante est indispensable pour éveiller et faire naître le plaisir de la découverte. Le bébé doit pouvoir se construire dans un sentiment de continuité d’être si nécessaire à sa sécurité intérieure. Soyons conscients que le besoin de changements dans l’aménagement est très souvent celui des adultes.

L’espace est un socle pour l’équipe éducative sur lequel se construit et s’ajuste la pédagogie. Il est souhaitable de questionner régulièrement les habitudes pour soutenir une dynamique de régulation et de créativité chez les professionnel·le·s. Le rôle de l’aménagement est trop souvent méconnu. Les espaces s’appauvrissent et les enfants s’agitent. Où inversement, l’agitation incite à la pauvreté. Quoi qu’il en soit, il est temps d’en prendre conscience pour éviter les glissements : renforcer les interventions disciplinaires ; stigmatiser les comportements des enfants ; animer au lieu de soutenir l’autonomie et la créativité du jeu ; abolir la réflexion autour de l’aménagement par négligence.

Un espace bien pensé fait partie d’une réponse à un holding institutionnel de qualité. « Plus les usagers sont jeunes, plus la recherche de l’adéquation environnementale aux besoins des enfants est importante dans les propositions que les adultes peuvent faire. »[19] Améliorer la qualité d’accueil de nos bébés est une nécessité ! Alors comment rendre cette réflexion plus présente dans les institutions pour que les professionnel·le·s puissent soigner, encore et encore cette prime enfance avec professionnalisation. Donnons-nous les moyens d’être à la hauteur de nos ambitions[20].

Sylvie Chabloz, psychomotricienne

 

Bibliographie

Aucouturier, Bernard (2017), Agir, jouer, penser. Etayage de la pratique psychomotrice éducative et thérapeutique, De boeck. Paris.

Coemann, Albert (2008), Développement de la spatialité chez le jeune enfant, ASBL Etoile d’herbe, Bruxelles.

Fontaine, Anne-Marie (2011), Adultes – Enfants – Espaces de jeu, pp. 45-48, dans Boris, Cyrulnik, et Laurence, Rameau (dir.), L’accueil en crèche, Savigny-sur-Orge, Philippe Duval.

Giampino Sylvianne (2017), Refonder l’accueil des jeunes enfants, Erès 1001 BB, Toulouse.

Lesage, Benoît (2012), Jalons pour une pratique psychocorporelle. Structures, étayage, mouvement et relation, Erès, Toulouse.

Ponton, Geneviève (2009), Construction du sentiment de sécurité par la verticalité: http://ateliers-du-camisalie.fr/art-verticalite-enfants.pdf

Raynaud, Anne (2019), La sécurité émotionnelle de l’enfant. Comment l’aider à se construire grâce au lien d’attachement, Marabout, Paris.

Solioz, Vanessa, et Chabloz, Sylvie (2019), L’intervenant dans l’accompagnement du jeune enfant au moment du jeu. Journée Intercantonale Youp’là bouge. Lausanne : https ://www.youplabouge.ch/wp-content/uploads/lintervenant-dans-laccompagnement-du-jeune-enfant-au-moment-du-jeu.pdf

[1]-Les éléments présentés dans cet article sont issus d’une formation donnée dans le cadre du CEFOC à Genève.

[2]-Ponton, Geneviève (2009), Construction du sentiment de sécurité par la verticalité:

http://ateliers-du-camisalie.fr/art-verticalite-enfants.pdf, p. 1.

[3]-Un taux d’encadrement insuffisant en crèche, une réalité à ne pas négliger.

[4]-0-3 ans au sens de Sylvianne, Giampino (2017), Refonder l’accueil des jeunes enfants, Erès 1001 BB, Toulouse, p. 26.

[5]-Nous devons militer pour un congé parental plus long !

[6]-Raynaud, Anne (2019), La sécurité émotionnelle de l’enfant. Comment l’aider à se construire grâce au lien d’attachement, Marabout, Paris, p. 84.

[7]-Ibid., p. 147.

[8]-Une discontinuité du personnel (horaires, congés, vacances, formation, absences, remplacements).

[9]-On privilégie un meuble bas ou une barrière pour délimiter l’espace et inviter les autres bébés à contourner l’obstacle plutôt qu’à cloisonner et fermer l’espace des tout-petits.

[10]-Raynaud, Anne, (2019), La sécurité émotionnelle de l’enfant. Comment l’aider à se construire grâce au lien d’attachement, Marabout, Paris, p. 110.

[11]-Pour aller plus loin : Solioz, Vanessa, et Chabloz, Sylvie (2019), L’intervenant dans l’accompagnement du jeune enfant au moment du jeu. Journée Intercantonale Youp’là bouge. Lausanne : https ://www.youplabouge.ch/wp-content/uploads/lintervenant-dans-laccompagnement-du-jeune-enfant-au-moment-du-jeu.pdf

[12]-Lesage, Benoît (2012), Jalons pour une pratique psychocorporelle. Structures, étayage, mouvement et relation, Erès, Toulouse, p. 202 pour aller plus loin… (le plan frontal qui organise l’avant/arrière, le plan sagittal qui organise la droite/gauche et le plan horizontal qui organise le haut/bas).

[13]-Fontaine, Anne-Marie (2011), « Adultes – Enfants – Espaces de jeu », pp. 45-48, dans Boris, Cyrulnik, et Laurence, Rameau (dir.), L’accueil en crèche, Savigny-sur-Orge, Philippe Duval, p. 50.

[14]-On comprendra ici que l’attention vouée à l’espace dans cet article concerne en même temps l’espace du corps, l’espace des objets et l’espace environnant.

[15]-Aucouturier, Bernard (2017), Agir, jouer, penser. Etayage de la pratique psychomotrice éducative et thérapeutique, De boeck. Paris, p. 66.

[16]-Le jeu « Mon petit lapin a bien du chagrin » permet d’y contribuer. Passer de la forme enroulée au sol (détendu) à la position debout en sautant (tout tendu) vient soutenir les transformations corporelles dans l’espace tel un polissage du développement psychomoteur.

[17]-Giampino, Sylvianne (2017), Refonder l’accueil des jeunes enfants, Erès 1001 BB, p. 41.

[18]-Inspiré de Fontaine, Anne-Marie (2011), « Adultes – Enfants – Espaces de jeu », pp. 45-48, dans Boris, Cyrulnik, et Laurence, Rameau (dir.), L’accueil en crèche, Savigny-sur-Orge, Philippe Duval, p. 53.

[19]-Fontaine, Anne Marie (2011), Adultes – Enfants – Espaces de jeu, pp. 45-48, dans Boris, Cyrulnik, et Laurence, Rameau (dir), L’accueil en crèche, Savigny-sur-Orge, Philippe Duval, p. 46.

[20]-Trop de paramètres péjorent actuellement la qualité d’accueil de la prime enfance en Suisse : Longueur du congé parental, possibilité d’un emploi à temps partiel pour les deux parents, variété des solutions de garde, taille des groupes d’enfants, durée des journées de placement, taux d’encadrement, système de remplacement, pour n’en citer que quelques-uns.